De 1982 à 1986 ...

Sur le plan néonatal :

Vers l’âge de huit mois, je ne présentais plus de souffle audible.

 

 

Sur le plan ophtalmologique :

A l’âge de quatre mois, j’ai effectué un contrôle ophtalmologique qui montrait une pâleur de la pupille gauche dont la cause était difficile à préciser. L’examen sanguin montrait une toxoplasmose* congénitale de l’œil gauche avec présence d’une cicatrice. Présence également d’un nystagmus* congénital de l’œil gauche.

Je ne suivais absolument pas les visages qui bougeaient devant moi et je n’établissais aucun contact avec mon entourage.

Une prise en charge par une éducatrice spécialisée pour les personnes malvoyantes avait été mise en place au domicile, à raison d’une fois par semaine.

A l’âge de quatre ans, je distinguais bien les objets placés près de moi ainsi que les couleurs. A plus grande distance, ma vision était très limitée à tel point que je ne parvenais pas à reconnaître un visage parmi un groupe de personnes.

Pour les médecins, la vision était le problème majeur et serait probablement l’obstacle le plus important à une scolarisation normale.

 

Toxoplasmose : parasite qui peut se transmettre de la mère à l’enfant durant la grossesse

Nystagmus : mouvement d'oscillation involontaire et saccadé du globe oculaire.

 

 

Sur le plan moteur :

Vers l’âge de huit mois, j’ai commencé à sursauter au moindre bruit et j’étais décrite comme très calme, peu souriante et aimant bien dormir.

A Noël 1983, j’ai commencé à aller à quatre pattes.

A l’âge de vingt-huit mois, je ne marchais pas encore. Un rolator avait donc été mis à ma disposition pour m’aider à effectuer des déplacements. Je tenais biens assise seule mais je présentais tout de même une légère diminution musculaire au niveau du dos. J’arrivais à me tenir debout en m’appuyant et l’on constatait une légère difficulté à maintenir les jambes tendues. Il y avait une spasticité nette des chevilles avec une hyperréflexie* généralisée aux membres inférieurs et des cutanés plantaires* en extension des deux côtés. A ce moment là, les troubles moteurs se sont précisés dans le sens d’une «diplégie spastique». 

De la physiothérapie, à raison d’une séance par semaine avait été instaurée.

Vers l’âge de quatre ans, j’ai fais des progrès sur le plan moteur. Je pouvais marcher seule sur une centaine de mètres et je n’utilisais presque plus le rolator.

 

Hyperréflexie : exagération des réflexes

Cutanés plantaires : plante du pied

 

 

Sur le plan du langage :

Sur le plan du langage, mon articulation était parfois peu claire avec des phrases pauvres.