Voilà le verdict . . .

Le nouveau-né : le risque

A cet âge, nous ne pouvons qu'apprécier la notion de risque. Ce risque cérébral sera surveillé durant les mois et années suivantes, notamment dans le cas de pathologie néonatale sévère avec manifestations paroxystiques (qui atteignent le maximum) de type état de mal convulsif, et ayant nécessité une réanimation. Le type et la durée de réanimation doivent également être pris en compte.

 

La prématurité, surtout avant la 32ème semaine, est également une naissance à risque, de même que les naissances hypotrophes (moins de 1500 grammes).

 

Le score d'APGAR* à la naissance et l'état de vigilance du bébé au cours de ses premières semaines de vie, sont des éléments importants, à préciser : passivité, hyperexcitation, non-éveil du regard, troubles de la déglutition…

 

Cependant, un nouveau-né à risque peut avoir une évolution neuromotrice tout à fait normale.

 

APGAR : Note globale qui comprend le rythme cardiaque, la respiration, la couleur de la peau, le tonus et la réactivité.

 

4 mois : le doute

Le schéma moteur pathologique habituel se caractérise par une hypotonie (diminution du tonus musculaire) de l'axe du corps et une hypertonie (tonus musculaire trop élevé) des membres. C'est entre 4 et 8 mois que les signes de spasticité apparaissent au niveau des membres inférieurs.

 

Les réflexes classiques et les réflexes primaires persistent alors qu'ils disparaissent chez l'enfant normal ; mais ils ne peuvent affirmer à eux seuls une quelconque pathologie.

 

Les perturbations de l'état de vigilance, l'apathie, l'absence de sourire…, sont également à prendre en considération.

 

Cette période est celle du doute puisque c'est celle des anomalies transitoires ou des simples retards, notamment observés chez le prématuré (états hypertoniques transitoires fréquents) ; les signes à cette période ne sont pas non plus spécifiques et peuvent être amenés à se transformer avec la maturation. On parle d'intervalle libre ou de "trou sémiologique".

 

 

9 mois : la certitude.

C'est l'âge du diagnostic global d'une IMC. Les possibilités motrices de l'enfant étant bien définies, les discordances entre le nourrisson pathologique et le nourrisson "normal" sont de plus en plus évidentes, les retards sont plus faciles à observer, si l'on se réfère aux grandes étapes du développement psychomoteur. Ainsi, si le retard est homogène, global, il ne s'agira bien souvent que d'un simple retard ; au contraire, l'état pathologique se caractérise par un retard plus hétérogène, un décalage.

 

De plus, les signes de spasticité sont souvent nets : équin, hypertonie des membres, réflexes vifs, clonus…

 

 

12 mois : la précision

On va pouvoir confirmer le diagnostic d'IMC et déterminer le type clinique. Il n'est plus du tout question de simples retards psychomoteurs.

 

 

18 mois : le pronostic

Il dépendra de l'intensité de la spasticité, de l'ampleur de l'atteinte des membres supérieurs, des troubles associés et de leurs gravités, de la tolérance du handicap par l'enfant et sa famille, de la prise en charge… Ainsi, on pourra évaluer les conséquences fonctionnelles de la pathologie à plus ou moins long terme.